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Finalement la silice semble bien un excellent matériau pour réussir le management d’un projet.

Je le mesure actuellement dans le cadre de la réalisation d’un projet difficile où la mise au point d’un plan de travail adapté est un facteur de succès majeur.

Or choisir de faire les choses dans le bon ordre n’est pas une démarche naturelle. La parabole des cailloux et de la bouteille permet d’éclairer cette question. Quand on doit remplir une bouteille avec des cailloux de différentes tailles, la façon optimale consiste à mettre d’abord les plus gros, de sorte que ceux de taille moyenne se glissent dans les espaces qui demeurent, puis les plus petits pour combler les vides et enfin le sable pour finir le remplissage. Le problème est que la démarche naturelle est de vouloir s’occuper d’abord du sable (les tâches agréables) plutôt que des gros cailloux (les tâches les plus importantes mais les moins faciles à traiter).

Il est par conséquent indispensable de définir non seulement les tâches du projet (et le « qui fait quoi ») mais aussi la priorité d’exécution de ces tâches.

Mais ceci ne suffit pas. Le sable vient à notre secours encore, avec la méthode du sablier. J’en ai déjà parlé dans ce billet Le sablier pour manager un projet. Pour accomplir une activité on peut décider de faire tout ce qui est nécessaire jusqu’à ce qu’elle soit terminée. A l’inverse on peut choisir d’y consacrer un temps limité, en essayant d’être le plus performant et efficace possible pendant cette période. Le premier cas correspond à un dépannage ou à la remise d’une réponse à un appel d’offre (pour une date fixée et accompagné de tous les documents obligatoires sous peine d’élimination). Le second cas correspond à la méthode du sablier: quand le sable s’est totalement écoulé on arrête pour passer à une autre activité. C’est souvent la seule façon de ne pas se laisser déborder.

Comme on le voit le grain de sable peut aussi aider à débloquer la machine !

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