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Sous le titre « Acheter français » n’est pas donné à tous le journal La Croix produit un article très instructif sur la difficulté d’identifier un produit comme étant réellement d’origine française.

« Acheter français » est un slogan à la mode. Mais il ne suffit pas de le vouloir, encore faut-il le pouvoir. Car il n’est pas facile de savoir où a été fabriqué ce qui se trouve dans notre supermarché.

L’article cite le cas du velo Btwin. Cette marque a ouvert un site de production à Lille en 2010. Elle y emploie 200 personnes et assemble 150 000 vélos par an. Mais en réalité ceux produits à Lille sont seulement vendus dans le nord de la France et en Belgique. Ceux vendus dans le sud de la France viennent d’Italie ou du Portugal.

Pour les douanes, l’origine d’un produit est l’endroit « où il a subi sa dernière transformation ». Un lave-linge qui aura été simplement assemblé dans l’Hexagone avec des composants étrangers sera donc, pour l’administration douanière, considéré comme français. Pour les vêtements « C’est le lieu de confection qui compte, car cette dernière opération génère davantage de valeur ajoutée »

Pour tenter d’y voir plus clair le label « Origine France garantie » a été créé. Il certifie qu’un produit a « acquis ses caractéristiques principales en France » et que plus de 50 % de sa valeur ajoutée a été produite en France.

L’article nous apprend encore l’existence de Bleuforêt, qui produit des chaussettes dans les Vosges depuis en 1995 et même que depuis 2010, il existe même une marque, « Made in Romans », pour les chaussures.

Sur le même thème un article sur le « made in Breizh » précise que seulement 2% des bretons ne connaissent pas la marque « Produit en Bretagne » qui n’est accordé qu’à des entreprises dont le siège réel est en Bretagne, entre autres conditions.

La Croix complète ce dossier avec un article intitulé « Acheter français implique de retrouver une dynamique d’innovation » en développant deux idées essentielles

  • La mondialisation a permis à des centaines de millions de Chinois de sortir de la pauvreté, mais en accroissant les inégalités.
  • Elle a aussi vidé de leur dynamique industrielle les pays importateurs occidentaux.

Un autre billet de Rue89 intitulé « J’ai essayé d’acheter français, je suis presque ruinée » donne une autre vision à propos de ce thème, en soulignant que « La difficulté du « consommer français » réside dans l’impossibilité pour le consommateur de retracer l’origine de toutes les composantes d’un produit« .

Un article récent du journal Le Monde (« Acheter français » : du charlatanisme en économie ) constate que « le slogan « acheter français » masque le refus de voir dans la récession un phénomène global qui appelle une réponse globale à l’échelle européenne, mais aussi le refus d’envisager une politique industrielle volontariste aux dimensions nécessairement transversales. »

Des sites existent pour promouvoir l’acheter français :

La Fabrique hexagonale

100pour100

Madine France

Produits France

Achetons francais

http://www.acheterfrancaisnestpasunluxe.fr/

 

 

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