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La Commission européenne vient de présenter mercredi 22 janvier une communication en faveur d’une renaissance de l’industrie européenne, qui place l’économie réelle et l’industrie au cœur de notre stratégie de croissance.

L’objectif est d’inverser le déclin industriel et d’atteindre l’objectif de réaliser 20 % du PIB au moyen des activités manufacturières d’ici à 2020.

Tandis que les performances de l’industrie ont pu se stabiliser grâce à l’amélioration des exportations, la part de l’industrie dans le PIB européen a encore reculé en 2013, passant de 15,5 % du PIB à 15,1 %, soit bien en deçà de l’objectif de 20 %. Ce recul pourrait gravement compromettre le potentiel de croissance de l’UE, étant donné que l’industrie manufacturière est à l’origine de 80 % des innovations, représente trois quarts des exportations et joue un rôle de premier plan en matière d’emploi.

Bien que la performance industrielle se soit stabilisée, la part de l’industrie dans le PIB européen a diminué, passant de 15,5 % du PIB il y a un an à 15,1% cet été. Les deux rapports sur la compétitivité industrielle publiés aujourd’hui par la Commission européenne indiquent que les États membres ont progressé dans l’amélioration de l’environnement des entreprises, des exportations et de la durabilité. Toutefois, de nombreux problèmes subsistent. La convergence entre les pays à l’industrie la plus compétitive et ceux qui présentent des performances moyennes est à l’arrêt. En outre, le coût de l’énergie est en hausse dans presque tous les États membres, ce qui contribue à la désindustrialisation de l’Europe. L’accès aux financements et la baisse des investissements constituent également d’importants obstacles dans la quasi-totalité des États membres. Pour que l’industrie européenne prospère à nouveau, le fonctionnement de l’administration publique doit être considérablement amélioré, de même que le lien entre l’enseignement et les entreprises. Des efforts supplémentaires doivent être consentis pour encourager l’innovation et commercialiser ses résultats.

Les principales conclusions des deux rapports sont les suivantes:

Parmi les points positifs: les exportations principal moteur de l’activité industrielle, performances en matière d’innovation améliorées depuis 2008.

Parmi les points faibles: investissements à un niveau bas, prix élevés de l’énergie, pour certains pays de l’UE, le rétablissement de la croissance passe par l’amélioration de l’efficacité des pouvoirs publics.

Parmi les priorités proposées par les rapports :réduire les coûts de production en Europe (énergie et matières premières, par ex.), faciliter les investissements dans les nouvelles technologies et l’innovation,veiller à ce que les compétences et la disponibilité de la main-d’œuvre européenne correspondent aux besoins de l’économie du XXIe siècle.

Sources : communiqués de presse de l’UE.

 

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